La Grâce

Origine: biblique, tradition

Au delà des sens communs en français, la Grâce est un concept théologique développé par exemple dans les épîtres de l’apôtre Paul (par ex. Romains 3.22-26, ci-dessous}, et d’une importance fondamentale dans la théologie protestante.

Il n’y a point de distinction. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient, victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus.

Il s’agit du concept selon lequel l’homme est sauvé de par une décision de clémence totalement imméritée prise par Dieu.

Elle s’appuie sur l’idée que tout homme a péché est est indigne du salut, et que tous méritent la mort en vertu de la Justice divine. Dans cette optique, l’homme est incapable de mériter son Salut, ainsi nul ne peut être sauvé par les oeuvres, c-à-d en se comportant suffisamment bien pour mériter la Vie Éternelle. Au contraire, par le sacrifice de la Croix, Dieu pourvoit à la rédemption de l’homme coupable, sans que celui-ci y ait aucun mérite.

En patois, parler de la Grâce sert d’une part à se rappeler que nous ne méritons rien de la part de Dieu, coupant court à la tentation de la vaine gloire, et d’autre part à se rappeler, suite à un péché, que celui-ci ne change pas la donne en ce que le pardon vient apr grâce et non d’un compte des bonnes et mauvaises actions.